VÉRITÉ & RÉCONCILIATION

Publié le par boaz-jakin

 

 

 

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Après l'abolition de l'apartheid, Desmond Tutu, archevêque (anglican) du Cap, prix Nobel de la Paix, fut nommé président de la Commission ‘’Vérité et Réconciliation’’.

 

Voici une interview qu’il a accordée le 23 février 2007.

 

Comment définiriez-vous "réconciliation" et "pardon" ?

 

La réconciliation peut être définie de différentes manières: la réconciliation politique : c'est un concept qui implique une volonté d'ex-ennemis et adversaires de s'engager l'un et l'autre, par des discours publics et des prises de décisions politiques, à entreprendre la résolution de ces problèmes susceptibles de déchirer la société. Ainsi, il implique la confiance, la cohésion sociale, et une décence commune.

 

La réconciliation personnelle impliquerait naturellement davantage. Elle exige la reconnaissance, la repentance et la volonté de s'occuper de ce qui est souvent profondément enfoui dans des formes de trauma, d'animosité personnelle et de préjudice personnel.

 

Le pardon est la restauration de la relation. Si je vole votre stylo, je dois reconnaître le tort que je vous ai fait, et vous demander pardon. Il ne suffit pas pour vous de me pardonner – en plus d'accepter votre pardon, je dois vous rendre votre stylo. Cela implique une volonté de part et d'autre de s'étreindre à un niveau profond et spirituel, et ce faisant, de rejeter le passé derrière soi.



D'après votre expérience de chef religieux et en tant que président de la Commission d'Afrique du Sud Vérité et Réconciliation, y a-t-il un lien entre la vérité, le pardon et la réconciliation ?

 

Manifestement, il est difficile de s'engager soit dans la réconciliation, soit dans le pardon, sans s'investir personnellement dans la recherche de la Vérité et sa reconnaissance. Si nous ignorons et ne reconnaissons pas la nature du conflit, nous ne sommes pas en position de considérer ni la réconciliation ni le pardon.



Le Dalaï Lama a dit que "la résolution des conflits, spécialement de ceux qui ont leurs racines dans le passé, ne peut être réalisée que sur la base du pardon. Pardonner ne veut pas dire oublier". Quel est votre point de vue à ce sujet ?

 

Quelqu'un a dit un jour que les exterminateurs ont une faculté d'oublier, et les victimes ont la malédiction d'une bonne mémoire. Il n'est jamais possible d'oublier un trauma et des souffrances. Il est possible toutefois de s'engager à mettre cela de côté, afin de se préparer à ne pas chercher à se venger, ni à faire preuve d'une animosité excessive.


La vérité peut-elle être étouffée par la violence ?

 

La vérité est à la fois têtue et résistante. Elle ne peut pas être réduite au silence indéfiniment. Soit nous composons avec elle d'une manière responsable, soit elle se manifestera d'elle-même d'une façon perturbatrice, alors que l'on s'y attend le moins. La vérité est souvent masquée par la crainte. L'histoire nous montre que la vérité a pu dormir pendant un certain temps, mais que finalement elle a transcendé toute tentative de suppression. Effectivement, l'injonction biblique est vraie: c'est la vérité, et la vérité seule, qui nous rendra libres.

 

Source : Aztag Daily




En reproduisant cette interview nous voulons démontrer qu'il n'est pas d'apaisement possible ni de réconciliation envisageable  tant que la Vérité et la Justice n'auront pas fait leur oeuvre.

 

Personne ne peut imaginer que Monsieur Stifani (auteur -entre autres turpitudes- du courrier du 14 juillet 2011, par lequel il annonce la suspension de nos relation séculaires avec la GLUA) puisse encore plastronner à l'Orient de nos assemblées après avoir provoqué le départ de la moitié des Frères de l'Obédience et notre bannissement internationnal.

 

Le relèvement éventuel de la GLNF est subordonné à une réconciliation entre ses membres que l'éviction de Stifani et d'une dizaine de ses acolytes conditionne.

 

Aussi nous ne comprenons pas la raison pour laquelle notre T.R.F. Jean-Pierre Servel n'annonce pas qu'il mettra en mouvement, s'il est ratifié par l'Assemblée, une commission pour trancher sur le cas de Monsieur Stifani.

 

Le craint-il encore ?

 

Certes non ! Stifani ne représente plus que lui même et sa faculté de nuire est désormais à peu près nulle.

 

Nous attendons toujours une réponse claire de Jean-Pierre Servel sur cette question capitale qui conditionne l'avenir :

 

Veut-il oui ou non éradiquer les germes de la division par la mise à l'écart de son prédécesseur ?

 

NiNi

R.Aurillac

 

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Raphaël Aurillac 16/10/2012 20:56

En effet

charles Dupont 16/10/2012 13:07

Bjr,
Mais alors, comment devra-t-il procéder avec les Frères qui l'entourent au plus proche actuellement?
Amitiés
Charles

Raphaël Aurillac 16/10/2012 08:45

Dans le prolongement de notre "post" ci-dessus,

nous proposons à Jean-Pierre Servel de publier un texte de ce genre :

"Je m'engage, si l'Assemblée me fait l'honneur de ratifier mon élection à la Grande Maîtrise, à créer une commission ad hoc composée de Frères dont la moralité et la conduite furent pour tous
indiscutables, qui aura pour mission la présentation d'un rapport propre à faire la lumière sur les éventuelles responsabilités de l'ancienne gouvernance dans la perte de nos
reconnaissances internationales et d'une large fraction de nos Frères et le cas échéant de préconiser les sanctions lui paraissant appropriées selon la nature des actions et des
implications des personnes concernées".

Le fera t-il ?

R.A.